Man. City 0-2 Barcelone : Pellegrini trop prudent, Martino impose sa patte

Mis à mal par un Barça ultra dominateur en première mi-temps, les hommes de Pellegrini ont tenu jusqu’au penalty concédé par Demichelis, et sanctionné d’un rouge. Si le Barça a tenu le ballon dans ses standards habituels, c’est bien une action en deux passes qui a débloqué la situation. Plus dangereux à 10 à qu’à 11, les Citizens peuvent regretter leur approche ultra-défensive, face à un Barça qui a encore une bonne marge de progression dans ce domaine.

Lionel Messi est content

Lionel Messi est content

Privé de Kun Aguero, Manuel Pellegrini surprend par son approche très prudente. A gauche il aligne ses deux latéraux disponibles et plaçant Kolarov au milieu devant Clichy dans un 4411 ultra défensif. En face, Martino aligne son équipe type, à l’exception de Neymar. Dans ce qu’il convient d’appeler un 4141, Cesc et Iniesta s’échangent les postes d’intérieur et milieu gauche, alors que le reste est classique. Lire la suite

Monaco 1-1 PSG : deux plans défensifs qui échouent

Après avoir ouvert le score, comme souvent sur coup de pied arrêté, le PSG a finalement concédé le nul à Louis II. Dans un match assez décousu tactiquement, les Parisiens ont défendu plus bas que d’habitude et ont cédé, ratant ainsi l’occasion de tuer définitivement le championnat.

Marco Verratti pressé par Rivière et James

Marco Verratti pressé par Rivière et James

Habitué à produire un football relativement offensif dans son habituel 4312, Claudio Ranieri propose cette fois-ci un 442 à plat, soucieux de boucher les côtés parisiens. Chose qu’il aurait eu du mal à faire avec son habituelle ligne de 3. Ocampos et James prennent place sur les flancs autour du duo Moutinho – Toulalan pour laisser Germain et Rivière se tenir seuls – en théorie – devant le ballon.

Côté parisien, privé de Cavani, Blanc choisit Pastore, plutôt que Lavezzi, pour accompagner Lucas et Ibrahimovic devant, dans un 433 classique. Au milieu, le trident Verratti – Motta – Matuidi prend place alors que la défense est habituelle. Lire la suite

Décrochages, jeu sans ballon et verticalité : Le 424 du Bayern

« J’aimerais simplement adresser un message à toute l’équipe. Les joueurs ont été très, très bons. Je suis ravi du niveau de performance affiché sur cette partie. Pour la première fois de la saison, nos déplacements et notre positionnement ont été bons. » Les propos de Pep Guardiola après la victoire obtenue face à Brême, quelques jours avant la trêve, sont sans équivoque. Ce match était d’autant plus intéressant qu’il a vu l’émergence d’un système novateur, qu’on pourrait revoir dans les prochaines semaines décisives qui attendent le Bayern. 

Franck Ribery et Thomas Muller lors de l’impressionnante victoire 7-0 du Bayern sur la pelouse du Werder

Il est difficile de catégoriser les positions d’une équipe dans laquelle quasiment tous les joueurs évoluent sur deux lignes. Si on devait s’entêter à le faire pour le Bayern de Guardiola, on dirait tout de même qu’il évolue en 424. Car ni Ribery ni Götze n’appartiennent vraiment au cœur du jeu.

Evidemment, le milieu de terrain est d’être un no man’s land. Mais les rôles de Kroos (le relayeur) et Thiago (le faux 6) sont assez différents dans « l’action type ». Lire la suite

Trahi par sa faiblesse défensive, MU explose face à Chelsea

Battu pour la septième fois de la saison à Stamford Bridge, United est en plein doute. Face au Chelsea de José Mourinho, les Red Devils ont montré tous les symptômes d’une équipe malade : inefficaces offensivement, mal organisés collectivement, et très faibles défensivement. Malgré une bonne entame et une possession supérieure, les hommes de Moyes ont explosé face à la percussion de Chelsea, trahis par leurs faiblesses défensives.

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Vidic dans le mal face aux feintes de corps d’Hazard

Pour ce crunch, Mourinho aligne  son équipe type, à l’exception de David Luiz qui prend place au milieu à la place de Lampard. Devant, Eto’o est préféré à Torres. En face, Moyes (qui a déjà utilisé 26 joueurs cette année) est contraint à l’innovation par les absences combinées de Rooney et Van Persie. L’Ecossais aligne en attaque un duo inédit Januzaj – Welbeck. Sinon, c’est à peu près du classique. Rafael est préféré à Smalling à droite et Ashley Young occupe le poste de milieu gauche.

Malgré ces absences, les Red Devils entament bien dans le match. Lire la suite

Juve 3-0 Roma : Possession stérile et manque d’audace offensive : la Roma touche ses limites à Turin

Grâce à une grande maitrise tactique, la Juve a fait exploser la Roma dimanche soir dans le choc de la 18e journée de Serie A. En dépit d’une possession largement supérieure à celle de leurs adversaires, les Romains n’ont jamais été en mesure d’inquiéter la Vieille Dame, pénalisés par la faiblesse de leur pressing. L’équipe de Conte fonce vers son 3e Scudetto.

Arturo Vidal, buteur sur l’ouverture du score

Arturo Vidal, buteur sur l’ouverture du score

Le manque d’audace de la Roma

Si les Romains ont possédé le ballon dans les grandes largeurs, à aucun moment ils n’ont mérité de gagner le match. Face à cette Juve ultra-compacte et regroupée, ils ont terriblement manqué de pénétration et n’ont pu produire leurs échanges que dans les deux premiers tiers du terrain. Jamais ils n’ont été en mesure de déstabiliser la Juve en combinant dans le dernier tiers en prenant le parti définitif d’asphyxier la Vieille Dame. Les Romains ont souvent stationné dans le camp de la Juve, mais ils n’en ont jamais vraiment fait le siège en occupant vraiment en nombre, ou en osant (pouvant) combiner très haut. Une fois arrivé dans les 30 derniers mètres, leurs échanges étaient précipités, et toutes les passes étaient faites vers l’avant. Lire la suite

Paris 2-2 Lille : Battu sur la largeur, le LOSC s’en sort en pressant haut

Paris a raté l’occasion de mettre Monaco à 5 points à la trêve. D’abord très dominateurs grâce à leur jeu de couloir, les Parisiens ont ensuite subi la loi du LOSC, à l’initiative d’un bon pressing haut. Sur les trois périodes qu’on peut distinguer de ce match, Paris en aura dominé 2. Sans assez d’efficacité pour passer devant. 

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René Girard, habitué des sales coups au Parc.

Le 4312 lillois ouvre les côtés parisiens

Lille se présente au Parc dans sa configuration habituelle cette année. En 4312. Cette organisation en losange, assez en vogue en ce moment – permet aux Lillois de compter sur deux 3 vs 3 intéressants : dans le cœur du jeu (Balmont-Mavuba-Gueye contre Ibra-Matuidi-Verratti) et sur la relance parisienne (Roux-Martin-Kalou contre Alex-Motta-Silva). Le hic (prévisible) : les côtés. Avec cette grande densité axiale, le LOSC abandonne un espace considérable aux deux latéraux, très offensifs, du PSG. Lire la suite

Atlético 3-0 Valence : Le gaufrier de Simeone se referme sur Valence, Diego Costa finit le boulot

Dans un match à la physionomie plutôt inattendue, les deux équipes se sont d’abord mutuellement annulées. Après une première mi-temps très tactique, le match s’est ouvert en seconde période, après que le bloc Valencien se soit quelque peu dilaté, avant d’être achevé par la puissance du joueur-équipe de l’Atlético cette année : Diego Costa.

Diego Costa, double buteur dimanche soir

Le (4+4)2 de Simeone / Valence empêchée de jouer entre les lignes

La première mi-temps est l’occasion pour l’Atlético de faire admirer la compacité de son bloc. L’habituelle méthode des Matelassiers est assez rudimentaire : deux lignes de quatre, basses et compactes, visant à étouffer les créateurs adverses. Quand ceux-ci s’intercalent entre les lignes pour servir d’appui à leur équipe, les deux lignes rouges et blanches se referment sur eux comme un piège à loup. Huit joueurs derrière le ballon en phase défensive : c’est la base de ce 442 détonnant dans le championnat de créateurs. Lire la suite

Paris 4-0 Lyon : Blanc passe en 442 et Paris dynamite l’OL

Bloqué en début de match par la défense à 5 de l’OL, Paris a repris le contrôle en passant en 442 à la demi-heure de jeu. Lucas a joué à droite et Pastore à gauche, comme c’était le cas l’an dernier. Cette réorganisation a permis au PSG d’écarteler l’OL en largeur et de le suriner en profondeur, notamment grâce à un récital de Verratti et à la position axiale de Cavani. Car si Paris a marqué tous ses buts sur coups de pieds arrêtés, c’est bien dans le jeu qu’il a fait la différence. 

Cava et Ibra, associés en attaque

Cava et Ibra, associés en attaque

Début de match : 433 < 532

L’OL arrive au Parc en 532, avec le même plan qu’il y a un an. Comme souvent cette année, Paris a travaillé l’Olympiakos en largeur mercredi, Van der Wiel et Maxwell prenant une part prépondérante dans le 352 de Blanc en phase offensive. Dans cette configuration, les latéraux sont les premiers visés par les premier relanceurs. Garde l’a bien compris et place Bedimo sur Van der Wiel et Miguel Lopes sur Maxwell. Lire la suite

Leverkusen 0-5 Man. United : triomphe du 4411 de Moyes, compact et explosif

Opposé à Leverkusen dans ce qui ressemblait fort à la finale du groupe A (le vainqueur était qualifié), United a fait exploser le dauphin de Bundesliga chez lui, en lui infligeant une humiliante manita. En pratiquant un football séduisant grâce à une animation dynamique, Manchester a confirmé son regain de forme après un début de saison calamiteux, portant son invincibilité à 11 matchs.

Stok-ma.

Antonio Valencia. Costaud.

Deux absences à déplorer côté United : Vidic et Van Persie. Pour la première fois de la saison, Moyes aligne Kagawa derrière Rooney. Valencia, à droite et Nani, à gauche, complètent l’animation offensive. Dans le cœur du jeu : duo trans-générationnel Ryan Giggs – Phil Jones. Côté allemand, un absent de poids : Sidney Sam. Hyppia propose un 433 assez offensif, à l’image du numéro 10 porté par le milieu de terrain espoir allemand Emre Can, qui évolue arrière gauche. Pas forcément l’idée du siècle. Lire la suite

Real – Juve : La force tranquille d’Ancelotti domine l’audace de Conte

Opposé mercredi à la Juve d’Antonio Conte, le Real de Carlo Ancelotti a remporté sa troisième victoire en Champions’ en affichant une grande sérénité, face à une Juve productive, mais moins bien organisée. Grâce à une remarquable versatilité et de nombreuses options tactiques, Madrid s’est aussi bien montré capable de poser de longues séquences que de fissurer cette Juve audacieuse par des contres assassins. Une Juve qui aura cru – un moment – pouvoir lui tenir tête. Si proche, si loin…

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Carlo Ancelotti circonspect face aux choix capillaires douteux de Cristiano Ronaldo

Configuration Ligue des Champions pour le Real : l’expérience au pouvoir derrière avec les tauliers Pepe et Arbeloa plutôt que les jeunes pousses Varanne et Carvajal. La réalisation annonce un 4231. Dans les faits, le Real joue plutôt en 4-3-3 avec un triangle en 1-2 au milieu : Illaramendi derrière Khedira et Modric. Devant, le trio Ronaldo – Benzema – Di Maria est très mouvant et échangera les positions tout au long du match. Lire la suite