Archives de Tag: ligue des champions

Milan – Barcelone 1994 : Capello donne la leçon

« Nous avons dépensé autant pour recruter Romario que le Milan pour Desailly. Cela démontre l’écart de philosophie entre les deux clubs. Milan joue la défense, nous l’attaque. » Avant la finale – même aux yeux de son propre entraineur – qualifier les Catalans de favoris face au Milan relève du  doux euphémisme. Le Barça de Johann Cruyff sera trucidé 4-0 par le Milan de Fabio Capello. Récit tactique de l’un des plus grands succès de l’organisation sur la création.

Capello e Marcello

Capello e Marcello

Cette finale est l’une des plus marquantes de l’Histoire moderne de la Ligue des Champions. Pour tout ce qu’elle incarne sur le plan symbolique : le crépuscule de la dreamteam de Johan Cruyff et le second souffle du Milan après le départ de Sacchi et des Hollandais. Lire la suite

Publicités

Ancelotti – Simeone, la victoire du contre-modèle ?

Carlo Ancelotti et Diego Simeone se retrouvent ce soir en finale de Ligue des Champions. D’une façon différente, ils incarnent – comme d’autres – une certaine rupture avec le modèle hispanisant qui domine le football depuis 2008. S’il serait peu pertinent d’user de résultats bruts pour défendre la supériorité d’une conception du jeu sur une autre, ces derniers mois ont permis de dégager une tendance. Essayons de la saisir.

A7wVZa7CMAEFaOI.jpg-large

Carletto dubitatif.

L’Atléti sera surement décrite avant la finale comme une formation offensive. Une équipe espagnole au jeu mélodieux et au pressing médiéval. De nobles guerriers qui ont mis à genoux le plus infâme des bétonneurs dans sa propre maison, forcé de déposer les armes face à sa propre barricade.  Lire la suite

L’équilibre de l’Atlético à l’épreuve du Barça

Même si elle a fini le match au bord de la rupture, l’Atlético a ramené de Catalogne un précieux match nul, en marquant à l’extérieur. Privés de Diego Costa après une demi-heure, les Colchoneros ont frappé les premiers par Diego, de 35m. Le Barça est revenu par Neymar, juste après que Martino l’ait repositionné à gauche.

Le penseur.

Le penseur.

Compact verticalement

Diego Simeone est un entraineur différent. Issu du côté obscur de l’école argentine, il accepte totalement l’idée de ne pas avoir le ballon. Il a même bâti tout son équilibre collectif sur cette idée. Lire la suite

Atlético 4-1 Milan : Simeone déplace Raul Garcia et Milan cède face à la puissance madrilène

L’Atlético Madrid a assuré sa qualification en étrillant le Milan 4-1 après l’avoir difficilement battu chez lui à l’aller. En grande difficulté face à la puissance des joueurs de Simeone, les Milanais ont cédé dès l’entame. Les Espagnols ont ensuite assis leur domination grâce à l’intensité de leur pressing, leur densité athlétique et leur qualité sur coups de pied arrêtés. 

L'Atlético Madrid représentera la Turquie en quart de finale.

Encore deux clubs turcs engagés en Ligue des Champions.

Le pressing de l’Atlético / Milan étouffé sur sa gauche

Le match a commencé idéalement pour les Colchoneros avec l’ouverture du score de Diego Costa dès la 3e minute. Dès les premières secondes, l’Atlético a mis en place l’agressif pressing semi-terrain qui la caractérise. Lire la suite

Man. City 0-2 Barcelone : Pellegrini trop prudent, Martino impose sa patte

Mis à mal par un Barça ultra dominateur en première mi-temps, les hommes de Pellegrini ont tenu jusqu’au penalty concédé par Demichelis, et sanctionné d’un rouge. Si le Barça a tenu le ballon dans ses standards habituels, c’est bien une action en deux passes qui a débloqué la situation. Plus dangereux à 10 à qu’à 11, les Citizens peuvent regretter leur approche ultra-défensive, face à un Barça qui a encore une bonne marge de progression dans ce domaine.

Lionel Messi est content

Lionel Messi est content

Privé de Kun Aguero, Manuel Pellegrini surprend par son approche très prudente. A gauche il aligne ses deux latéraux disponibles et plaçant Kolarov au milieu devant Clichy dans un 4411 ultra défensif. En face, Martino aligne son équipe type, à l’exception de Neymar. Dans ce qu’il convient d’appeler un 4141, Cesc et Iniesta s’échangent les postes d’intérieur et milieu gauche, alors que le reste est classique. Lire la suite

Real – Juve : La force tranquille d’Ancelotti domine l’audace de Conte

Opposé mercredi à la Juve d’Antonio Conte, le Real de Carlo Ancelotti a remporté sa troisième victoire en Champions’ en affichant une grande sérénité, face à une Juve productive, mais moins bien organisée. Grâce à une remarquable versatilité et de nombreuses options tactiques, Madrid s’est aussi bien montré capable de poser de longues séquences que de fissurer cette Juve audacieuse par des contres assassins. Une Juve qui aura cru – un moment – pouvoir lui tenir tête. Si proche, si loin…

635181334711401813_ancelottironaldo_131023_r

Carlo Ancelotti circonspect face aux choix capillaires douteux de Cristiano Ronaldo

Configuration Ligue des Champions pour le Real : l’expérience au pouvoir derrière avec les tauliers Pepe et Arbeloa plutôt que les jeunes pousses Varanne et Carvajal. La réalisation annonce un 4231. Dans les faits, le Real joue plutôt en 4-3-3 avec un triangle en 1-2 au milieu : Illaramendi derrière Khedira et Modric. Devant, le trio Ronaldo – Benzema – Di Maria est très mouvant et échangera les positions tout au long du match. Lire la suite