Archives de Catégorie: Liga

Barcelone 2 – 2 La Corogne : Le Depor en contrôle grâce à son losange

Auteur d’un match nul mérité au Camp Nou samedi dernier, le Deportivo la Corogne a posé de gros soucis au Barça en 4-4-2 losange, grâce à une animation défensive efficace et intelligente. Avant d’ouvrir le score sur coup-franc par Messi en fin de première mi-temps, le Barça – privé de Neymar – était sans réponse face au pressing et au repli bien pensé des hommes de Victor Sanchez del Amo. Analyse d’un plan de jeu qui a fonctionné.

Suarez frustré face aux lignes serrées du Depor

Suarez frustré face aux lignes serrées du Depor

Contrôle en 4-3-1-2 :

Devant, les attaquants Jonathan Rodriguez et Lucas Perez ainsi que le numéro 10 Fajr devaient gérer les 4 défenseurs et Busquets. Ils s’organisaient comme suit, selon le côté du ballon : Lire la suite

Real Sociedad 4-2 Real Madrid : Ancelotti doit (re)trouver l’équilibre

Sans cohérence collective et (donc) sans solidité défensive, le Real a explosé à Anoeta, juste avant la trêve internationale. Comment le Real a-t-il pu ainsi chuter et quelles solutions pour Carlo Ancelotti avant de défier l’Atlético, dans un match déjà important ?

Carlo Ancelotti. Entrain de mimer l'écart entre ses lignes ?

Carlo Ancelotti.

Comme souvent au Real, cet été, Florentino a fait des folies. Le « président-supporter » de la Maison Blanche s’est offert deux sensations de la Coupe du Monde et a laissé partir deux pièces maîtresse du double-système de la saison passé. Lire la suite

Real Madrid 4-1 Atlético Madrid : La Decima au finish

L’Atléti a craqué dans les arrêts de jeu et le Real a conquis sa dixième Ligue des Champions à Lisbonne. Neutralisé en première mi-temps, Madrid est revenu après les entrées de Marcelo et Isco et le repositionnement de Modric. Epuisée, l’équipe de Diego Simeone a peut-être payé l’énorme dépense d’énergie inhérente à son plan de jeu.

Real Madrid v Atletico de Madrid - UEFA Champions League Final

La joie du Real Madrid, champion d’Europe 12 ans après.

Des fautes, des longs ballons, des coups, du repli et deux buts sur corner. Cette finale 100% Madrilène n’a pas vraiment la consacré le football espagnol dans sa dimension la plus esthétique. Lire la suite

Barcelone 1-1 Atl. Madrid : L’Atlético champion d’Espagne

L’Atlético n’a pas raté son rendez-vous avec l’Histoire. Solide dans ses temps faibles et conquérante dans ses temps forts, elle est allée chercher au Camp Nou son titre de champion d’Espagne. Seule une victoire du Barça pouvait ramener le trophée en Catalogne, et l’Atléti n’a pas perdu.

Diego Godin, buteur décisif sur l’égalisation

Diego Godin, buteur décisif sur l’égalisation

Le sixième affrontement de la saison entre les deux équipes aura accouché d’un 5e match nul, permettant à l’Atléti de remporter son 10eme titre de Champion d’Espagne. Le premier à échapper aux deux mastodontes depuis 10 ans. Lire la suite

Barcelone 1-2 Real Madrid : 442 à plat et contre-attaques éclaires offrent la Coupe à Madrid

Après l’élimination en Ligue des Champions, le Barça de Tata Martino a perdu un nouveau trophée : La Coupe du Roi, abandonné au Real Madrid de Carlo Ancelotti. En défendant dans un 442 très basique, l’entraîneur italien a parfaitement utilisé les qualités naturelles de contre-attaque de son équipe. Gareth Bale a brillé et offert la victoire au Real sur un rush exceptionnel.

Gareth Bale, sprinteur dévastateur et buteur décisif.

Gareth Bale, sprinteur dévastateur et buteur décisif.

La principale question tactique de l’avant-match était l’organisation du Real. Comment faire pour ne pas revivre le cauchemar défensif du dernier Clasico ? Et bien sur comment jouer sans Cristiano Ronaldo ? A la première question, Ancelotti a apporté la réponse la plus prévisible, et posé le 442 de contre-attaque qui lui avait permis de briller l’an dernier en Ligue des Champions avec Paris. Contre ce même Barça, et dans ce cette même enceinte de Mestalla, face à Valence. Lire la suite

Real Madrid 3-4 Barcelone : Le pressing haut de Carlo, ouvre la porte à Léo

Au terme d’un match débridé, le Barça a totalement relancé la Liga en s’imposant au Bernabeu. Profitant de l’espace créé entre les lignes par un pressing madrilène infructueux, Messi s’est régalé dans la position de faux 9 qui a fait sa légende sous Guardiola. S’il a confirmé ses lacunes défensives, le Barça a montré qu’il était toujours au niveau dans l’utilisation du ballon. Le match a basculé à l’heure de jeu avec l’expulsion de Ramos.

Bras d’honneur.

Bras d’honneur.

Que serait le football sans la loi 12 ? Plus particulièrement sans l’alinéa qui stipule que l’anéantissement d’une occasion de but manifeste doit être puni d’un carton rouge ? Sur le plan de la stratégie et de l’anticipation tactique, il serait privé de ce qui fait son essence, voire même sa supériorité intellectuelle sur les autres sports collectifs.

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Real Sociedad 3-1 Barcelone : contradictions et faiblesses défensives du Barça de Martino

Battu pour la deuxième fois en quatre journées de Liga, sur la pelouse de la Real Sociedad, le Barça a fait étalage de ses lacunes, et a fait preuve d’une inquiétante perméabilité. Indisciplinés sans le ballon et battus dans les airs, les Catalans ont failli défensivement. Collectivement et individuellement.

piquedecu

Gerard Pique, en difficulté dans le duel aérien, samedi face aux Basques

Après son succès mardi face à City, le Barça se présentait à Aoneta pour y défier la séduisante Real Sociedad, 5e de Liga. Adepte du turnover, Martino conservait son dispositif habituel en y opérant quelques changements. Derrière, Montoya et Adriano remplacent Alba et Alves, Bartra remplace Mascherano et au milieu, Song prend place en 6, alors que Busquets évoluait en 8. A gauche, Neymar remplace Cesc, alors que Pedro débute à droite, à la place d’Alexis. Lire la suite

Atlético 3-0 Valence : Le gaufrier de Simeone se referme sur Valence, Diego Costa finit le boulot

Dans un match à la physionomie plutôt inattendue, les deux équipes se sont d’abord mutuellement annulées. Après une première mi-temps très tactique, le match s’est ouvert en seconde période, après que le bloc Valencien se soit quelque peu dilaté, avant d’être achevé par la puissance du joueur-équipe de l’Atlético cette année : Diego Costa.

Diego Costa, double buteur dimanche soir

Le (4+4)2 de Simeone / Valence empêchée de jouer entre les lignes

La première mi-temps est l’occasion pour l’Atlético de faire admirer la compacité de son bloc. L’habituelle méthode des Matelassiers est assez rudimentaire : deux lignes de quatre, basses et compactes, visant à étouffer les créateurs adverses. Quand ceux-ci s’intercalent entre les lignes pour servir d’appui à leur équipe, les deux lignes rouges et blanches se referment sur eux comme un piège à loup. Huit joueurs derrière le ballon en phase défensive : c’est la base de ce 442 détonnant dans le championnat de créateurs. Lire la suite

Le Barça nouveau de Tata Martino

« Avec Pep et Tito, nous étions esclaves du tiki-taka ». Les mots sont forts, et ils sortent de la bouche de Gerard Pique, dans la Gazetta dello sport cette semaine. Dans la même interview, le défenseur espagnol louait les avantages du jeu long, et se félicitait de l’arrivée d’un coach non-catalan, plus enclin à tenter de nouvelles expériences. Les paroles ont été suivies des actes. Face à l’Ajax, le Barça n’a possédé le ballon qu’à 55%. Une misère, comparée au dictats de ces dernières années. Evidemment, c’était volontaire. Le Barça est mort. Vive le Barça !

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Dans le paquet, Javier.

Pendant les années Tito-Guardoliennes du Barça, l’équipe avait l’habitude de cumuler entre 700 et 800 passes par match, et de maintenir sa possession entre 70 et 80%. Hier, face à l’Ajax, les Catalans n’en ont échangées que 576. Un renoncement relatif au tiki taka symbolisé par l’absence de Xavi, LE joueur qui incarne sur Terre cette approche du jeu. Moins obsédés par le jeu court, moins possesseurs du ballon et plus patients au moment de le récupérer, les hommes de Tata Martino ont montré un visage tout-à-fait nouveau face à l’Ajax. N’ayons pas peur des mots. Tant dans l’approche défensive que dans l’animation offensive, c’est à une petite révolution que nous avons assisté. Lire la suite